Cécile Duflot, ministre notamment
chargée du Logement, a du pain sur la planche. Tous les voyants
sont au rouge pour le secteur du logement neuf. Les ventes ont
chuté de 14,4 % à fin mars, tandis que les mises en chantier ont
lâché plus de 22 % de février à avril.
Etant donné cette forte baisse des mises en chantier, qui ont
diminué de près de moitié entre décembre et avril, il sera
difficile pour le nouveau gouvernement de maintenir son
objectif de construction fixé à 500 000 logements neufs par
an. D’autant que le dispositif Scellier sera bel et bien supprimé en 2013.
Cette carotte fiscale avait permis de doper le marché du neuf en
permettant aux investisseurs de défiscaliser une partie de leur
financement.
De leurs côtés, les prix au mètre carré continuent leur ascension
dans le neuf, avec + 1,7 % en un an. La résorption de la
crise du logement ne semble pas pour demain.
(le 31 Mai 2012)
© Empruntis.com
Le
marché immobilier amorce en 2012 un « nouveau cycle
baissier », c’est ce qu’il ressort de la dernière étude
publiée par les Notaires de France. Cette conclusion
contraste avec les résultats de 2011 où les ventes avaient
atteint 858 200 unités, au-dessus donc du précédent record
datant de 2006 (837 000).
L’an dernier avait par ailleurs vu les prix immobiliers
franciliens bondir de 10.6 % pour les appartements et de
5.7 % pour les maisons (respectivement +2.7 % et
+1.3 % en province), signe que le marché demeure encore
éloigné du « trou d’air » de 2008-2009.
Reste que l’exercice 2012 ne sera pas du même acabit. Les
premiers résultats ne sont de fait guère reluisants avec une
baisse des ventes de 14 % dans l’ancien en février par
rapport à l’an dernier à la même période. Quant au neuf, les
notaires se montrent on ne peut plus clairs : « 2012 ne sera
pas une bonne année en termes de volumes ».
À partir de là, l’étude esquisse deux scenarios pour 2012. Dans
le premier, la baisse serait modérée, avec des variations
comprises entre -10 % et -15 % pour un volume
compris entre 700 000 et 740 000 ventes. Pour cela,
une combinaison de facteurs doit être réunie : des taux d’intérêt maintenus à leur niveau
actuel, une législation sur les loyers non restrictive pour les
investisseurs et une fiscalité mesurée.
Si ces conditions n’étaient pas observées - et c’est le deuxième
scénario, les classes moyennes et les seniors seraient écartés du
marché. La baisse des transactions serait plus significative,
avec un volume qui descendrait sous la barre des 700 000
unités.
(le 22 Mai 2012)
© Empruntis.com
Ca y est, le Président Hollande a
officiellement pris ses fonctions. C’est donc l’occasion, pour
nous, de rappeler ses engagements, écrits dans son programme, en
matière de logement.
Au total, entre le 1er trimestre 2012 et la même
période en 2011, les ventes de logements neufs ont chuté de 25
% pour les promoteurs et de 14 % sur 12 mois glissants pour les
constructeurs de maisons individuelles.
Pourquoi ces baissent ? La période électorale est souvent
très calme pour les professionnels, qui attendent de voir ce que
le Président élu proposera en matière de dispositif fiscal. Mais
cette raison n’explique pas tout. Si l’on en croit les
professionnels, le zonage géographique du prêt à taux zéro plus y serait pour beaucoup,
les zones peu tendues étaient défavorisées par rapport aux
autres. « Cela a désolvabilisé les primo-accédants dans des
zones où les revenus sont bas », explique le Président de
l’UMF (Union des Maisons Françaises), Christian Louis-Victor.
Pour la FPI (Fédération des Promoteurs Industriels) : « Les
ventes de Scellier ont baissé de 60 % par rapport au 1er
semestre 2010. Cela se reflétera par une chute des mises en
chantier dans un an ».
Le message de tous ces communiqués étant clair : le Gouvernement
va-t-il mettre en place des dispositifs de remplacement pour
soutenir la construction, le Scellier touchant à sa fin ? Réponse, sans
doute, dans quelques mois.
(le 11 Mai 2012)
© Empruntis.com
Sans surprise, et
comme nous l’avions anticipé, les taux fixes ont continué de
baisser au mois d’avril. En moyenne, les taux sont de 3,75 %
sur 15 ans et 4,05 % sur 20 ans. Sur la durée 20 ans, en un
mois, le taux a baissé de 0,10 %, « Pour un emprunt de 200 000
€, c’est 2 640 € d’économisés sur le coût du crédit !
». Pour les meilleurs dossiers, les banques sont prêtes à
faire des efforts supplémentaires. « Récemment nous avons
passé un dossier à 3,50 % sur 20 ans, soit 0.10 % de moins que
notre barème. C’est de moins en moins exceptionnel, surtout quand
les emprunteurs disposent d’une épargne après emprunt importante
», constate Maël Bernier, directrice de la Communication
d’Empruntis.com.
Côté taux variables, l’écart avec les taux fixes continue de se
resserrer. Ce type de prêt reste donc de moins en moins
intéressant.
Et pour plus tard ? « Les taux de crédit sont toujours à des
niveaux très intéressants, la période est donc plutôt bonne pour
emprunter malgré le prix de l’immobilier élevé, estime Maël
Bernier. Les taux devraient continuer à baisser dans les
semaines à venir, les OAT étant basses, et la concurrence
entre les banques toujours de mise. Les banques prêtent à tous
les profils mais restent vigilantes quant aux capacités de
remboursement des ménages. Mieux vaut donc rester raisonnable sur
son achat immobilier. A ce stade, difficile de faire des
pronostics à long terme, les élections présidentielles
pouvant changer la donne très rapidement », conclut Maël
Bernier.
La baisse, toujours la baisse. « Le
mouvement de baisse des prix se confirme », selon les
Notaires d’Ile de France. Entre novembre 2011 et février 2012,
les prix ont cédé 0,4 %. Bonne nouvelle pour ceux qui
veulent acheter un logement. Pour les appartements anciens, sur
cette période les prix ont baissé de 0,3 %. En revanche, la
correction est plus importante pour les maisons anciennes qui ont
lâché 0,6 % sur leurs prix. Malgré ces baisses, « les prix des
logements anciens en Ile de France en février 2012 demeurent
supérieurs de 6,7 % à ceux de février 2011, 8 % pour les
appartements et 4,1 % pour les maisons et 10,1 % dans la capitale
».
Du côté des volumes, 41 300 logements ont été vendus en Ile de
France entre décembre 2011 et février 2012, soit un bond de 6 %
par rapport à la même période un an plus tôt. Mais cette hausse
est un leurre, elle est uniquement due à « l’effet réforme sur
l’imposition des plus-values immobilières ressenti sur les ventes
du mois de janvier 2012 », préviennent les Notaires. En
excluant ce phénomène, les ventes sont en baisse. Face à
l’absence d’incitations fiscales liées au logement dans le
programme des deux candidats, Nicolas Sarkozy et François Hollande, difficile d’imaginer une
amélioration immédiate de la situation.
(le 26 Avril 2012)
© Empruntis.com
Mars a été un
mois noir pour la construction de logements en France. Les permis
de construire ont reculé de 0,6 % et les mises en chantier
ont chuté de plus 12 %, pour la période allant de janvier
à mars 2012, comparée à la même période en 2011.
De même, les ventes de logements neufs par les promoteurs
immobiliers ont également chuté de plus de 10 % en
2011…
Tous ces chiffres en baisse sont révélateurs de l’arrêt, plus ou
moins immédiat, des aides au logement, Scellier et PTZ + en première ligne. Après la présidentielle
on devrait en savoir plus sur l’avenir des dispositifs fiscaux
immobiliers.
(le 25 Avril 2012)
© Empruntis.com
Ca baisse partout ! A l’échelle
nationale, les taux sur 15 ans sont en moyenne de 3,85 %, contre
4 % en février. De même, pour les prêts sur 20 ans le taux moyen
est de 4,10 %, contre 4,25 % en février.
Sauf que dans toutes les régions, les taux appliqués sont
différents :
Nord
Sur 20 ans – 4,10 %
Sur 25 ans – 4,55 %
Ile de France
Sur 20 ans – 4,20 %
Sur 25 ans – 4,55 %
Ouest
Sur 20 ans – 4 %
Sur 25 ans – 4,40 %
Est
Sur 20 ans – 4,05 %
Sur 25 ans – 4,40 %
Sud-ouest
Sur 20 ans – 4,05 %
Sur 25 ans – 4,35 %
Rhône Alpes
Sur 20 ans – 4,10 %
Sur 25 ans – 4,50 %
Méditerranée
Sur 20 ans – 4,10 %
Sur 25 ans – 4,45 %
« Les taux sont en baisse dans la totalité des régions, avec
des baisses significatives. Qui plus est, la bonne nouvelle c’est
qu’au-delà des barèmes affichés, nous obtenons beaucoup plus
facilement des décotes supplémentaires par rapport au début de
l’année 2012, explique Maël Bernier, directrice de la
Communication. En revanche, on ne saurait que trop conseiller
de ne pas tarder car l’avenir au-delà du 6 mai reste incertain et
toute prévision dans un sens ou dans un autre est aujourd’hui
hasardeuse ».
Ils en parlent tous ! Tous les candidats
au poste suprême de la République souhaitent mettre en place des
mesures visant à limiter la progression effrénée des loyers. Ils
espèrent de cette manière régler, en tous cas en partie, la crise
du logement. Mais les candidats n’ont pas tous les mêmes
solutions pour résoudre cette crise. Notre avis sur la
question.
François Hollande souhaite un encadrement pur et simple des
loyers. « Fausse bonne idée », tranche Maël Bernier,
directrice de la Communication et Porte-parole chez
Empruntis.com. En encadrant de cette manière les loyers, le
marché de la location risque de se gripper. Or, en France, la
plupart des ménages sont locataires de leurs logements. Une telle
mesure concerne donc beaucoup de particuliers.
De son côté, Nicolas Sarkozy se cale sur le modèle allemand.
Celui-ci prévoit la possibilité de saisir un juge si le loyer
pratiqué dans son logement dépasse de plus de 20 % la moyenne des
loyers pratiquée dans le quartier.
Le Président-candidat a rappelé que les mesures visant à encadrer
de manière stricte les loyers, mises en place autour de 1948,
avaient conduit à une grave crise du logement en France. Il a
martelé qu’une telle mesure conduirait à une « pénurie
organisée » de logements et a poursuivi en soulignant qu’en
France il en manquait environ 500 000. Pour palier la pénurie,
Nicolas Sarkozy souhaite « libérer les possibilités de
construction », réviser le « code de l’urbanisme » et
changer « la fiscalité sur les terrains : moins on garde de
terrain non bâti, plus la fiscalité sera légère ».
(le 18 Avril 2012)
© Empruntis.com